Bijouterie,
joaillerie, orfèvrerie

La branche professionnelle Bijouterie, joaillerie, orfèvrerie regroupe, selon une large diversité d’acteurs – TPE, PME, ateliers de fabrication, Maisons de joaillerie et groupes de luxe -, les entreprises fabriquant des articles de bijouterie, bijouterie de mode, de joaillerie et d’orfèvrerie, ainsi que les entreprises de frappe de monnaie.

Les entreprises spécialisées dans la bijouterie fabriquent essentiellement des objets de parure en métaux précieux (or, platine et argent), comme des chevalières, chaînes ou bracelets. Les entreprises spécialisées dans la joaillerie fabriquent des objets mettant en valeur des métaux et pierres précieuses (ex. bagues constituées de pierres).

Les entreprises de bijouterie de mode fabriquent des pièces composées d’une grande variété de matières (des métaux non précieux – tels que le laiton, l’étain, etc. -, le cuir, le verre, la résine, le textile, la plume…), en s’inspirant des dernières tendances de la mode qui permettent un perpétuel renouvellement des collections.

Les entreprises spécialisées dans l’orfèvrerie fabriquent des objets d’ornement et de table en métaux précieux, principalement en argent ou en métal argenté.

Chaîne de valeur

Chiffres clés

  • Entreprises
  • Salariés
  • Contrats d'alternance
Entreprises
  • Entreprises
  • Établissements
Salariés
  • Salariés
Contrats d'alternance
  • Contrats d'apprentissage
  • Contrats de professionnalisation
  • Total alternance

Enjeux et perspectives

  • Activité économique
  • Emploi
  • Compétences
Activité économique

Principaux enjeux

Répondre à la demande dynamique, notamment à l’export
Accélérer l’intégration du numérique dans les activités de la branche
Maintenir le développement de politiques RSE dans les entreprises de la branche

La branche Bijouterie, joaillerie, orfèvrerie connaît une croissance sans précédent avec un chiffre d’affaires de la production qui a doublé en 5 ans.

Caractérisée par des produits haut de gamme, la branche est portée par l’exportation de ces pièces d’exception vers le monde entier. En 2021, la France représente environ 1/4 des importations chinoises de bijoux précieux, la positionnant comme le premier fournisseur dans ce domaine 1.

Pour soutenir cette demande et proposer des produits toujours plus qualitatifs, les entreprises de la branche investissent dans de nouvelles technologies. Depuis plusieurs années, elles connaissent des évolutions majeures dans le domaine du numérique, qui amène de nouveaux procédés de création (nouveaux logiciels de conception 3D) et de production (scanners, présertissage, tribofinition, machines de fabrication numérique et fabrication additive). La personnalisation, rendue capable par ces nouvelles technologies, séduit d’ailleurs une clientèle existante et dont les attentes augmentent en la matière.

En parallèle, les préoccupations de la clientèle vis-à-vis de la provenance des métaux et pierres précieuses sont de plus en plus fortes. La mise en place de politiques RSE est donc un enjeu important pour les entreprises de la branche. Une grande partie agit pour l’implantation de dynamiques durables et responsables, notamment grâce à la certification du Responsible Jewellery Council. Elles travaillent également à la revalorisation des matières nobles, au sourcing écoresponsable, à l’utilisation de matériaux recyclés… Pour créer une émulation globale sur cette thématique au sein de la branche, l’Union Française de la Bijouterie, Joaillerie et Orfèvrerie, des Pierres et des Perles (UFBJOP) a lancé en décembre 2022 le premier groupe de travail « Impact RSE ». Il vise à accompagner les PME du secteur dans la définition de leur stratégie RSE 2.

  1. Source : Francéclat
  2. Source : UFBJOP
Emploi

Principaux enjeux

Accompagner les TPE/PME dans la valorisation de leur savoir-faire pour attirer des jeunes dans la branche
Recruter des concepteurs 3D en bijouterie/joaillerie

La production française de la bijouterie-joaillerie a doublé depuis 2016 et les effectifs salariés croissent en conséquence.

Pour assurer le développement des savoir-faire ancestraux (orfèvre, sertisseur, gemmologue…), un enjeu clé pour les entreprises est la promotion des métiers auprès de tous les publics. Le rajeunissement progressif des effectifs salariés des entreprises de la branche depuis 2018 traduit l’attractivité du secteur et assure la transmission des compétences, indispensable dans un secteur qui repose avant sur des savoir-faire à haute valeur ajoutée. Le programme « Savoir pour faire », au sein duquel de courtes vidéos présentant des métiers sont mises en ligne, participe à cet objectif. La branche y met en avant son artisanat d’art, l’originalité, l’exclusivité et l’excellence de ses produits. De son côté, l’UFBJOP a lancé en novembre 2022 la nouvelle campagne du Label Joaillerie de France « L’empreinte française« , dans l’objectif de promouvoir et de développer l’intérêt des savoir-faire joailliers français auprès du grand public 1.

La démocratisation des nouvelles technologies en conception et production a entraîné le développement du métier de concepteur 3D en bijouterie et joaillerie. Celui-ci réalise, à partir de différents supports fournis (dessin gouaché, photos, croquis…), des fichiers techniques informatiques nécessaires à la réalisation de pièces prototypes et maquettes. Son recrutement est un enjeu pour les entreprises de la branche.

  1. Source : UFBJOP
Compétences

Principaux enjeux

Préserver le savoir-faire des métiers notamment à travers de la création de nouvelles formations diplômantes
Intégrer les enjeux de durabilité au sein des formations de la branche
Développer les compétences dans l’utilisation des nouvelles technologies de production

Les activités de la branche Bijouterie, joaillerie, orfèvrerie possèdent une image d’excellence liée à des savoir-faire ancestraux (sertissage, bronzerie…), hautement qualitatifs, réputés et Made in France. Le développement et la transmission de ces compétences (notamment via l’alternance) sont un enjeu crucial pour toutes les entreprises de la branche. Si les grands noms de la joaillerie concentrent une large majorité du chiffre d’affaires du secteur (les deux tiers), il est essentiel d’accompagner les plus petites structures, souvent sous-traitantes de grands noms pour valoriser de leurs savoir-faire auprès de ces derniers. 4 écoles en France sont recensées par la branche professionnelle et travaillent en collaboration avec cette dernière pour adapter les formations proposées aux besoins des entreprises.

La création de nouvelles formations est également un moyen de préserver le savoir-faire. Face à la demande des entreprises et à leurs besoins croissants en recrutement, l’unique formation diplômante pour la bijouterie de mode vient d’être lancée avec le soutien de la BOCI, et ce, dès la rentrée 2023 : la Mention Complémentaire Bijoux de Mode 1. Véritable lien entre la Mode et la Bijouterie, ce nouveau diplôme forme à la conception et réalisation de bijoux/accessoires de mode pendant une année, à travers l’étude des tendances de la mode et le travail d’une grande variété de matières.

Cette formation est ouverte au CAP Bijouterie, mais aussi à une vingtaine de CAP liés aux Métiers d’Art.  Les débouchés sont nombreux :  bijoutier, maquettiste/prototypiste/modéliste, concepteur numérique, monteur, assembleur. Les secteurs dans lesquels exercer ce savoir-faire sont variés : la bijouterie, la mode, la maroquinerie…

La prégnance des sujets RSE depuis une dizaine d’années dans le secteur (écoconception, revalorisation des matières, sourcing responsable…) implique également une montée en compétences des salariés sur ces thématiques. L’intégration de la RSE comme un enjeu transversal à tous les métiers (de la conception au marketing, tout en passant par la production) devient clé pour faire progresser l’ensemble du secteur et répondre aux attentes clients et sociales sur cette thématique.

Le développement des compétences numériques liées à l’utilisation des nouvelles technologies de production et de réparation de bijoux (frittage sélectif par laser SLS, conception assistée par ordinateur…) est également un enjeu fort. Les attentes des entreprises de la branche en matière de qualification des salariés (et de polyvalence dans les TPE) augmentent. L’accompagnement de la branche sur ce sujet, dans l’évolution de la formation initiale et continue, pour suivre au plus près les évolutions technologiques et former les salariés en conséquence est primordial.

  1. BOCI – Mention complémentaire Bijoux de mode

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