Interindustrie

Enquête portant sur le devenir
des certifiés des branches professionnelles d’OPCO 2i
(2022-2024)

CQP de l’industrie : des résultats convaincants

Chaque année, les branches professionnelles de l’industrie délivrent plus de 10 000 certificats de qualification professionnelle (CQP), à l’issue d’une période de formation – ou d’une validation des aquis – et d’une évaluation exigeantes. Ces certifications sont conçues pour répondre aux besoins concrets des entreprises, et dispenser aux lauréats des compétences spécialisées directement mobilisables sur les sites industriels. Pour s’assurer de l’insertion dans l’emploi visé par la certification, et pour s’en prévaloir auprès de France compétences, les branches professionnelles réalisent des enquêtes rigoureuses auprès de leur certifiés. OPCO 2i a consolidé l’ensemble de ces données recueillies auprès de plus de 6 000 répondants entre 2022 et 2024. En résulte une « Enquête portant sur le devenir des certifiés des branches professionnelles d’OPCO 2i » qui permet de mieux évaluer l’impact des CQP sur les bénéficiaires.

89% des certifiés en emploi 6 mois après leur certification

Les CQP ont vocation à dispenser aux salariés des compétences pratiques permettant une intégration rapide sur les postes de travail, prioritairement dans les métiers en tension. Six mois après avoir obtenu leur certification, 89% des participants étaient en emploi. Un chiffre stabilisé à 88% au moment de l’enquête, à comparer aux deux tiers d’entre eux, seulement, qui étaient dans cette situation avant leur formation. Le CQP est donc bien un outil d’insertion durable dans l’emploi.

76% des emplois occupés correspondent aux métiers visés par la certification. Ce taux permet d’évaluer dans quelle mesure le dispositif satisfait les attentes des employeurs, notamment sur des postes où les candidats manquent. Si le CQP concerne peu les nouveaux-venus du monde du travail – 85% des certifiés avaient déjà une expérience professionnelle auparavant – il s’adresse majoritairement à des salariés qui découvrent un nouveau secteur d’activité. Seuls 45% d’entre eux affichaient une expérience significative dans la branche professionnelle à l’origine de la formation suivie.

Des stratégies différentes selon les branches professionnelles

Les résultats de l’enquête varient fortement d’une branche professionnelle à l’autre. Ainsi, 88% des titulaires d’un CQP de la Maroquinerie et de l’Industrie papier carton travaillent effectivement dans une entreprise relevant de ces branches six mois après leur certification. L’Industrie pharmaceutique et la Chimie affichent également des taux supérieurs à 80%. En revanche, les Industries de la chaussure et l’Industrie et services nautiques affichent des taux d’emploi dans la spécialité visée respectivement de 47% et 58% à 6 mois.

Cette différence traduit moins un problème d’adéquation des formations aux besoins des entreprises qu’une variation dans les stratégies des branches professionnelles. En effet, certaines utilisent le dispositif pour former des débutants. 89% des titulaires d’un CQP de l’Industrie et services nautiques n’avaient jamais travaillé dans le secteur, et seul un quart de ceux qui ont obtenu un CQP des Industries de la chaussure étaient en situation d’emploi avant de démarrer leur formation. À l’inverse, dans la Plasturgie ou la Maroquinerie, une majorité de certifiés sont déjà en poste au démarrage de leur formation certifiante, le CQP leur permettant alors d’évoluer dans l’entreprise, d’acquérir de nouvelles techniques ou de valoriser leur expérience professionnelle.

Un coup d’accélérateur apprécié des certifiés

Trouver un emploi, se reconvertir, développer ses compétences ou valoriser ses acquis, avec pour certains l’obtention d’un tout premier « diplôme » : les motivations des salariés qui décident de préparer un CQP sont multiples. In fine, 82% d’entre eux estiment que cette expérience a joué un rôle positif dans la suite de leur parcours professionnel et 70% que le CQP a été déterminant dans l’obtention de l’emploi occupé. Les chiffres montrent que la certification augmente le taux d’emploi et installe dans un projet plus durable. Destiné en majorité à pourvoir les postes d’opérateurs de production ou de techniciens, ils peuvent aussi jouer le rôle d’accélérateur de carrière pour des publics parfois peu diplômés. La part des agents de maîtrise passe à 24% quelques années après la certification, contre 18% avant la certification. Ces résultats probants attestent de la pertinence des CQP et mettent en évidence le rôle unique que ces certifications jouent dans le paysage de la formation aux métiers d’industrie.